Lexode Créer un blog
Signaler un abusFermer

Mon chemin était tracé...

Présentation

le 06/07/2008 à 11h57

-

-

Ce blog à pour but de faire connaitre l'histoire que je suis en train d'écrire. Je veux savoir si elle plait mais je veux aussi connaitre les défauts que vous pouvez lui trouver.

-

Je ne parle pas du sénario, des choix que font les personnages, ça c'est moi qui décide. Je parle des défauts dans l'écriture. Si vous trouvez que des passages sont pas clairs, mal écrit ou si vous trouvez que l'histoire tourne en rond ou manque de suspens n'hésitez pas à laisser un comms. C'est dans ce but que je publie mon histoire, pour pouvoir l'amméliorer.-

-

Concernant les mises à jour, elles ne seront pas régulières. J'ai déja quelques pages au brouillon que je pourrais publier assez régulièrement mais après... j'écrit quand j'ai envie, quand j'ai de l'inspiration et aussi quand j'ai le temps.

-

Et concernant l'orthographe... je sais il est désastreux et me le faire remarquer ne changera rien. Mais bon, promis, j'essayerais de faire l'effort de corriger mes articles avant de les publier... j'essayerais!

-

Sur ce, je vous laisse découvrir


Bonne lecture!

01

le 06/07/2008 à 12h14

-

L’air glacé du soir me piqua le visage comme des milliers de petites aiguilles lorsque je sortis de l’immeuble. Il faisait déjà nuit. La lumière blafarde des lampadaires de la rue des Saules créait une atmosphère particulièrement mélancolique, songeais-je en remontant légèrement mon col avant de me mettre en marche. Le vent froid s’engouffrait insidieusement sous mon manteau et les premières gouttes de pluie commencèrent à dessiner des ronds dans les flaques d’eau tandis que je tournais au coin de la rue de la Visitation. Trop tard pour retourner chercher un parapluie. « Je déteste l’hiver » pensais-je en jetant un œil à mon reflet dans la vitrine d’une confiserie. L’air froid me donnait un visage plus rouge que les bonbons exposés dans la vitrine et le vent faisait de mes cheveux une masse informe qui me donnais l’air de sortir du lit.


Les yeux baissés sur la pointe de mes chaussures je continuais à marcher, me demandant si je savais vraiment ce que faisais. La pluie s’était intensifiée et l’humidité commençais à s’infiltrer sous mon manteau. Mon écharpe détrempée par les gouttes qui coulaient le long de mon visage me donnait des frissons. J’accélérais le pas en rentrant ma bouche sous mon écharpe, soufflant un air délicieusement chaud dans mon cou.


Pourquoi avait-il voulu me voir ce soir? Et pourquoi chez lui? D’habitude s’il avait besoin de me parler il le faisait à la fac ou à la bibliothèque. Je me demandais à quoi pouvais bien ressembler sa maison. Un petit pavillon de banlieue d’après l’adresse qu’il m’avait donné. Bizarrement je ressentais une petite pointe de déception, j’imaginais qu’il vivait dans un lieux plus classe, sans doute.


02

le 09/07/2008 à 11h19

Je me laissai tomber lourdement sur le banc de l’arrêt de bus. Enfin à l’abri! Je poussai un profond soupir et la vieille dame assise à côté de moi me regarda d’un air sévère. Je lui adressai un petit sourire ironique puis détournai mes yeux vers un pigeon qui marchait avec ce petit mouvement de tête caractéristique de son espèce, de l’autre côté de la route.


Le bus s’arrêtât dans un crissement de frein et je me levai péniblement. Je m’assis sur un siège vide, près de la fenêtre et rentrai mes mains dans mes manches pour essayer de les réchauffer. Un couple d’amoureux s’embrassait sur le siège de devant. Je détournai mon regard par la fenêtre et posai doucement la tête contre la vitre. « La ville est vraiment triste en novembre« , pensais-je en fermant les yeux. Le poids qui s’était installé dans ma poitrine depuis que j’avais quitté mon appartement se faisait de plus en plus sentir. Je me demandais si Nadège, ma colocataire, avait déjà trouvé le mot que je lui avais laissé sur la table.


« Je vais chez Lucy, on doit se faire un ciné et on ira peut-être boire un verre après. Je sais pas à quelle heure je rentre. A+ Amy »

Pourquoi avais-je écrit cela? Pourquoi avais-je menti à Nadège, ma colocataire mais aussi une collègue de fac et une amie très proche? Je n’aurais pas su le dire. Je n’avais pourtant rien à me reprocher, je ne faisais que ce que me demandait l’un de mes professeurs. Et pourtant je ressentais ce petit frisson d’excitation et d’angoisse qu’on sent lorsqu’on s’apprête à faire quelque chose d’interdit. C’était peut-être par ce que la demande venait de lui. Lui, mon professeur depuis plus d’un an déjà, un professeur qui a eu la gentillesse de me donner des cours particulier et de me soutenir quand j’en avais besoin, un professeur qui stimulait la libido d’un bon nombre de ses étudiantes et qui ne m’avais pas laissé indifférente le jour où je l’avais vu pour la première fois…


03

le 17/07/2008 à 11h21

Je me redressai sur mon siège et mon regard tomba à nouveau sur les 2 amoureux devant moi. Ils se chamaillaient gentiment. Ils avaient l’air de s’aimer. Je me demandai depuis combien de temps ils pouvaient être ensemble. Et comment ils s’étaient rencontrés? C’était un exercice qui m’avait toujours beaucoup plus: imaginer la vie des gens que je voyais. « Vu leur façon de s’embrasser langoureusement toutes les 5 minutes je dirais qu’ils ne sont pas ensemble depuis très longtemps. ». En les regardant tout les 2 je ne pouvais m’empêcher de me sentir un petit peu jalouse, à quand remontais ma dernière relation sérieuse avec un homme déjà? Mes pensées s’avançaient vers un terrain glissant… je préférai les concentrées sur autre chose et je tournai à nouveau mon regard vers l’extérieur du bus.


Mes vêtements mouillés me collaient au corps et le vent qui s’engouffrait dans le bus à chaque arrêt me faisait grelotter. Un petit sourire en coin se dessina sur mes lèvres quand je songeai à mes vêtements. En me voyant dans cet état Mr Poleti serait obligé de me proposer de me changer. Il faudrait alors que j’enlève mes habits mouillés et…


Je secouai la tête et commençai à taper mes pieds l’un contre l’autre pour me réchauffer. Je devais sortir de ma têtes ces pensées stupides et déplacées.


Un SDF était assis sous un porche, recouvert d’un manteau miteux et d’une couverture qui respirait la crasse. Cette vision eu pour effet de détourner mes pensées de ma vie amoureuse pour les orienter vers la voie bien plus philosophique de la misère du monde.

04

le 24/07/2008 à 22h36

Je promenai mon regard sur les petites maisons bien ordonnées et tranquilles, de chaque côté de la rue, pendant que je marchais. La rue était tellement calme, ça changeait du centre ville. La pluie avait cessé mais le vent glacé continuait à me faire frissonner. Je baissai les yeux sur les feuilles tombées des arbres qui formaient une bouillie brunâtre sur le macadam. Les feuilles aux couleur éclatantes qui font le charme de l’automne se transformaient, sous l’effet de l’eau, en cette chose immonde qui glisse et qui tache les chaussures. Il y a tant de choses belles qui se transforment en cauchemar dans certaines circonstances…


Je m’arrêtais devant le portail du numéro 9. C’était une maison coquette, ressemblant à toutes celles des alentours, avec un petit jardin et quelques arbres fruitiers. Des jouets d’enfants gisaient de chaque côtés d’un petit chemin de graviers et les silhouettes des nains de jardin éparpillés sur le gazon donnait à cette maison un aspect chaleureux et accueillant. L’ombre chinoise d’une femme se dessinait derrière la fenêtre éclairée de ce qui me semblait être la cuisine.


Je passai la main dans mes cheveux d’un geste fébrile pour essayer de leur redonner une forme acceptable. J’essuyai avec l’index les traces de mon maquillage qui, j’imagine, avait dû couler, et je refis le plis de ma jupe avant d’appuyer sur le bouton de l’interphone.